© Michel Durigneux

James Sacré

James Sacré est né en 1939 dans une petite ferme vendéenne. où il passe son enfance et son adolescence. 

Instituteur, puis instituteur itinérant agricole, il part aux Etats-Unis en 1965, après une année à l’université de Caen où il prépare propédeutique Lettres. Il continue des études de Lettres à l’université jésuite de Boston (Boston College). Il obtient un doctorat (PhD) avec une thèse sur la poésie de la fin du seizième siècle français. Il enseigne alors la langue et la littérature française dans un établissement universitaire du Massachusetts (Smith College) de 1972 à 2000.

Son premier livre publié, Relation paraît en 1965. Durant ces mêmes années, lil assiste à un séminaire de Gérard Genette et participe surtout à ceux de Greimas à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, ou au Centro Internazionale di Semiotica e di Linguistica d’Urbino en Italie.

La revue Promesse accueille mes poèmes avant son départ de France. L’évolution de cette revue, passant du lyrisme de René-Guy Cadou, à la poésie teintée de philosophie de Michel Deguy puis au formalisme telquellien lui permet, éloigné des querelles littéraires franco-françaises, de mêler sans complexe dans ses livres un lyrisme très redevable au vocabulaire acquis au village fermier de Cougou à des interrogations, sur la langue et le poème, nourries de l’enseignement de Greimas.

Il apprend beaucoup en participant à de nombreuses revues qui lui font rencontrer poètes et peintres : Mensuel 25 en Belgique, Exit avec Jean-Marie Gibbal, Poésie que dirige Pierre Dubrunquez chez Seghers,  la revue Oracl qui a pris la suite de Promesse, Le Nouveau Recueil et encore les plusieurs revues dirigées par Liliane Giraudon et celles de Maryline Desbiolles, la revue Nu(e) de Béatrice Bonhomme et Hervé Bosio, d’autres encore. Il y aura aussi les éditions André Dimanche, Collectif Génération qu’anime Gervais Jassaud, Le Dé bleu de Louis Dubost, les éditions Obsidiane avec François Boddaert et ses amis, Le Castor Astral , les éditions Tarabuste et leur revue Triages, et beaucoup d’autres. Ce sont à chaque fois des rencontres avec de nombreux poètes, et la découverte de beaucoup de façons de peindre et d’écrire. Et cette aventure continue jusqu’à aujourd’hui avec de nouveaux éditeurs (Le Temps qu’il fait, Aencrages & Co, La Dragonne, Méridianes, Voix d’encre, Le Réalgar…

Ses influences sont diverses:  Saint-John Perse, Jouve, Bonnefoy qu’il rencontre aux États-Unis, mais aussi Ponge, Georges Schéhadé, Gustave Roud et  Gaston Chaissac.

Il échange avec des critiques littéraires, des peintres, des graveurs ou des photographes pour des livres d’artiste, avec des traducteurs, et multiplie les invitations à lire en public dans des musées, des librairies, lors de festivals de poésie, en des lieux associatifs qui font vivre les poèmes, en prison, et aussi lors de rencontres avec des élèves et des étudiants à l’école comme à l’Université : tout un tissu essentiel pour résister au  silence quasi général autour des poètes dans les médias et la presse.  

Il revient en France en 2000 après un long temps vécu aux États-Unis, où il a pu se familiariser avec la poésie américaine, et où il a invité et enseigné des poètes québécois. Il vit aujourd’hui à Montpellier, nourri des voyages, des fraternités et des expériences passées en poésie. 

Publications récentes : 

Des objets nous accompagnent (ou l’inverse), PURH, 2025.  

Si la simplicité nous a quittés (Dix—sept poèmes, à cause de plusieurs linogravures de Raphaël Segura), Potentille, 2025.

Choix de poèmes, Unes, 2025.

Par des langues et des paysages, APIC, 2024.

Une fin d’après-midi continuée, trois livres “marocains”, Tarabuste, 2023.  

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