09 avril 2020 – Christophe Manon

01.III.18

Si quelque chose éclate
entre nos dents friables
lorsque nous sommes saisis
par la stupeur exigeante d’aimer
ce ne peut être qu’une minuscule
bulle d’angoisse oubliée
sous la soudaine averse de lumière
l’ultime pulpe d’un désir racorni
par l’attente ou les deuils – nul
réconfort alors même
où gisent les cristaux
de nos larmes antérieures ni derrière
le silence dont les particules
en suspension dans l’air se coagulent autour
de l’épicentre de la douleur rien
ne dénoue l’intensité du geste ni
le précaire équilibre
qui ponctue nos errances.

Texte paru dans la Revue N/Z n° 2, deuxième semestre 2018.

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