Battre la campagne

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Lectures, rencontres, dédicaces

Aurélie Olivier signe avec Mon corps de ferme des poèmes ancrés dans le réel de son enfance : celle d’une fille d’agriculteur·ices dans un village breton, en pleine apogée du capitalisme agro-alimentaire. À l’histoire de l’industrialisation de la campagne se mêle celle, plus intime, de sa famille.
Marie-Hélène Voyer questionne notre rapport aux lieux que nous habitons, à travers ses livres, et plus particulièrement Mouron des champs : elle aussi visite le territoire rural de son enfance ; elle dit le quotidien des femmes en milieu rural et explore l’héritage filial entre les mères et les filles de sa lignée.
Deux autrices dont les textes mettent à jour une ruralité dont les éléments historiques – sociabilités, coutumes, paysages, animaux – sont en pleine mutation.

En partenariat avec la librairie L’Autre Rive.
Partenaire associé : le festival Versions Mangiennes.

Date

23/05/2024

Heure

18:30

Labels

mai

Lieu

Librairie l'Autre Rive
19 rue du Pont Mouja, Nancy (54)

Intervenants

  • Aurélie Olivier
    Aurélie Olivier
    poète

    Aurélie Olivier est née en 1986 à Trégrom (Côtes d’Armor).
    Elle est directrice de l’association Littérature, etc, créée en 2013 alors qu’il faisait trop froid dehors.
    En 2021, elle initie et préface le livre collectif Lettres aux jeunes poétesses (éditions de l’Arche).
    Mon corps de ferme, publié en 2023 aux éditions du commun, est son premier recueil personnel.
    Se présentant comme un « texte terroir tout terrain », Mon corps de ferme développe une poésie de l’agroalimentaire, en forme de retour sur son enfance dans une ferme d’élevage. À l’histoire de l’industrialisation de la campagne se mêle celle, plus intime, de sa famille. À l’aune de son histoire particulière, Aurélie Olivier examine ce que l’industrie agro-alimentaire et les fermes qui en sont à la base disent du monde. Catholicisme, genre et sexualisation des corps, consommation, Aurélie Olivier dissèque l’enfance rurale qui a été la sienne dans une langue propre à son milieu d’origine : pudique, parcimonieuse, tout en étant chargée de références et de double-sens.

  • Marie-Hélène Voyer
    Marie-Hélène Voyer
    poète

    Marie-Hélène Voyer est née à Bic, au Québec en 1982.
    Poète et essayiste, elle est titulaire d’un doctorat en études littéraires (Université Laval). Elle enseigne la littérature et la création littéraire au Cégep de Rimouski.
    Se décrivant elle-même comme une hantée sereine, elle mène ses chantiers d’écriture autour des thèmes de la ruine et de la mémoire rurale et ouvrière.
    Son premier recueil de poésie, Expo habitat (finaliste au Prix des libraires du Québec), est paru à la Peuplade en 2018. Son ouvrage critique Terrains vagues (éditions Nota Bene, 2019) dresse un panorama des représentations de l’espace incertain qui traverse les littératures française et québécoise contemporaines. Elle a récemment publié l’essai L’Habitude des ruines (Lux éditeur, 2021), un plaidoyer contre l’oubli et la laideur dans le paysage bâti du Québec, de même que le recueil de poésie Mouron des champs (La Peuplade, 2022), un mausolée poétique qui dresse un hommage aux lignées de femmes oubliées qui ont bâti le Québec. Elle est double lauréate du Prix des libraires du Québec dans les catégories Essai et Poésie pour ces deux plus récents livres.